Les Podcasts pour expats de Marjorie Murphy

Pourquoi êtes-vous partie au Canada ?

Je suis française et j’ai rencontré mon mari, un britanno-canadien, en France. Il a longtemps cherché du travail mais avec son diplôme de droit obtenu au Canada, il ne remplissait pas les « cases » à la française. Il a donc préféré me demander en mariage et m’emmener vivre l’aventure dans son pays. J’étais déjà journaliste à l’époque et j’occupais un poste qui me plaisait beaucoup. Prendre la décision de partir s’expatrier là-bas a été assez difficile mais j’ai finalement sauté le pas.

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Pourriez-vous nous résumer votre arrivée là-bas ?

Mon expatriation à Toronto a été plus simple que je ne l’imaginais puisque mon mari avait la nationalité canadienne. On a pu trouver un logement rapidement et j’ai trouvé un travail à la radio, chez Radio-Canada, 4 mois après mon arrivée.

Quelles sont les différences entre la France et le Canada selon vous ?

Le contact et l’esprit n’est pas le même qu’en France. On parle beaucoup moins ouvertement de ses opinions politiques par exemple au Canada, on n’aime pas trop les discussions véhémentes contrairement à la France. C’est un pays très multiculturel, avec une grande ouverture d’esprit. Mais à Toronto, ça a été un peu difficile de me faire des amis proches, même si les Canadiens sont très gentils.

Pourquoi être revenue ?

Après 9 ans et 2 enfants nés là-bas, mon mari avait envie de revenir en Europe. Je m’étais enfin bien intégrée au Canada, cette nouvelle m’a donc déboussolée au départ. Mais revenir en France me tentait bien, mon pays, et surtout ma culture me manquait depuis tellement longtemps.

Comment l’avez-vous vécu ?

Je n’avais pas anticipé mon retour en France puisque j’y avais vécu toute ma vie et que nous y retournions chaque année pour voir ma famille. Le retour a été beaucoup plus dur que prévu… Pas mal de choses avait changé et rien n’est mis en place réellement pour accueillir le retour des expatriés. L’administration n’est en fait pas prête à vous recevoir, comme si vous n’étiez plus français, comme si vous n’aviez plus de droits. Une galère avec la sécurité sociale, mais aussi pour scolariser les enfants en France, et surtout pour se loger, qui est le pivot de tout. Un véritable choc du retour.

C’est ce qui vous a inspiré à faire votre podcast Exexpat ?

C’est mon retour difficile qui m’a donné cette idée. À mon retour, j’ai été accueilli de façon assez tiède par les gens. Ils attendaient de moi que je mette de côté mes 9 ans au Canada et que je recommence ma vie en France comme si de rien n’était, alors que la situation était différente. Je n’étais pas vraiment soutenue et j’avais l’impression qu’on ne me comprenait pas vraiment. J’ai donc trouvé sur Facebook des groupes d’ « ex-expats » qui s’entre-aident et partagent leurs expériences. Ça m’a beaucoup aidé et poussé à agir! J’ai rencontré ensuite une américaine vivant en France et productrice de podcast, Lory Martinez. Elle a tout de suite vu que le sujet du retour était une bonne niche pour les podcast et un moyen d’aider les expats français partout dans le monde.

Nous avons donc lancé le podcast des impatriés de retour. L’idée est de parler du retour, de l’expérience qui suit. Ce podcast (la 1ère saison de 12 épisodes vient de se terminer et la saison 2 commence le 22 octobre) s’adresse donc aux expats qui reviennent, qui sont revenus ou même à ceux qui viennent juste de devenir expat. Quand on prévoit de partir, on doit savoir comment revenir sereinement un jour. Et ce n’est pas une mince affaire !

Quelle est la suite de cette aventure dans le podcast ?

Faire plus de podcasts sur pleins de sujets différents. Il existe déjà beaucoup d’articles qui parlent du retour mais écouter les gens en parler est toujours plus poignant et touchant. C’est un projet dont je suis très fière avec mon équipe. Nous cherchons actuellement des sponsors pour pouvoir continuer et aller plus loin dans ce beau projet !

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